La semaine dernière, on a eu envie d'allonger un peu le week-end déjà prolongé et de sauter dans la voiture dès le jeudi soir pour retrouver notre Bretagne. On laisse derrière nous une semaine éprouvante et on embarque avec une terrible envie de dormir. La route me paraît interminable jusqu'à notre arrivée à 3 heures du matin mais un invité inattendu est là au réveil vendredi : le soleil ! Vu les prévisions météo du week-end, on est plutôt chanceux et on décide de re-sauter dans la voiture, mais pour quelques kilomètres à peine cette fois-ci : direction la Côte de Granit rose.
Avant même d'arriver à Ploumanac'h, je souris. Je vois la mer, là-bas au loin et je prononce le fameux "j'ai vu la mer" avec autant d'enthousiasme que lorsque j'étais enfant. Et puis il y a eu le premier pas posé hors de la voiture, ce "oh mais il ne fait même pas froid", ces rayons de soleil qui viennent se poser sur le visage et cette douce sensation de bonheur.
Avant même d'arriver à Ploumanac'h, je souris. Je vois la mer, là-bas au loin et je prononce le fameux "j'ai vu la mer" avec autant d'enthousiasme que lorsque j'étais enfant. Et puis il y a eu le premier pas posé hors de la voiture, ce "oh mais il ne fait même pas froid", ces rayons de soleil qui viennent se poser sur le visage et cette douce sensation de bonheur.
Il y a eu ce sourire, ce rire et cette impatience de marcher sur le sentier des douaniers et de découvrir la vue sur le phare pourtant déjà tellement connue. Cette impatience d'avancer sur le chemin, de longer la "chapelle" et ses gargouilles et de regarder les rochers rosés, érodés, arrondis aux formes parfois étranges qui pourraient presque donner l'impression d'un décor en carton-pâte.
Alors on marche, main dans la main, le sourire aux lèvres et le réflex dans le sac à dos. On avance sur le sentier sur lequel on a marché des dizaines de fois, on observe, on sourit (encore) et on s'émerveille (toujours). Je sors l'appareil, je change d'objectif et je peste un peu contre la poussière birmane venue se poser là, sur le capteur. Je tourne une molette dans un sens puis dans l'autre, je teste, c'est moche, je recommence... "Est ce que tu peux aller, là-bas au bout de la jetée? " "Oui, comme ça " "Stooop !" "Attends, il faut que je recule " "Non, je n'ai pas encore fini...mais je me dépêche promis"... (Céline-photographe-amateur-débutant-pas tout à fait au point avec les réglages).
Et puis on arrive sur la plage de Saint-Guirec, c'est marée basse, tant pis pour la photo-carte postale de la plage et de son eau turquoise, ce sera pour une prochaine fois. C'est déjà l'heure du goûter mais à Ploumanac'h, désigné l'année dernière "village préféré des Français", le Perrier est aussi cher qu'à Paris. Le goûter attendra donc le retour à la maison. Je descends sur la plage, presque déserte, "je vais aller prendre une photo de la vue là-bas", alors je marche jusqu'aux rochers, plus précisément jusqu'au petit rocher, là, tout au bout, histoire d'être le plus près possible de l'île du château de Costaérès et c'est l'erreur de débutante. La mer monte et, quelques dizaines de photos plus tard, et c'est avec de l'eau jusqu'au genou que je rejoins la plage. C'était mon premier bain de mer de pieds de l'année, mais pas le dernier je l'espère...
Quelques pas encore pour admirer la vue avant de faire demi-tour et de profiter du sentier, baigné par la lumière de fin de journée et dont on ne se lasse jamais.
Ce vendredi avait presque un avant goût d'été. On s'est senti privilégié d'avoir ces paysages presque pour nous tout seuls ce jour-là. "Et si on venait s'installer ici ? " Une question qui nous passe par la tête à chacun de nos passages en Bretagne. Une question qui n'est vraiment pas d'actualité mais peut-être qu'un jour on finira par craquer...
Le sentier des Douaniers - Ploumanac'h
Le sentier des Douaniers - Ploumanac'h











