« Il n’y a jamais de fin à Paris et le souvenir qu’en gardent tous ceux qui y ont vécu diffère d’une personne à l’autre […] Paris valait toujours le déplacement, et on recevait toujours quelque chose en retour de ce qu’on lui donnait . »
Paris est une fête d’Ernest Hemingway a été publié de manière posthume en 1964, 3 ans après le décès de l’écrivain. Je suis tombée sur ce livre par hasard à la librairie, il a été réédité récemment et restitue, pour la première fois, le texte original d’Hemingway. D’autres textes retrouvés chez l’écrivain ont été également ajoutés à cette édition.
Dans Paris est une fête, Hemingway raconte son Paris des années 20. Il abandonne à cette époque son métier de journaliste pour se consacrer exclusivement à l’écriture et s’installe pour plusieurs années à Paris. Il raconte ses balades au jardin du Luxembourg, ses heures passées à admirer les tableaux de Cézanne au musée, ses visites à Gertrude Stein, 27 rue de Fleurus, sa librairie et bibliothèque favorite, « Shakespeare and Compagny », rue de l’Odéon et ses heures passées à parier à l’hippodrome d’Auteuil.
On plonge dans le Paris des années 20 à travers les textes et les descriptions d’Hemingway. Il est difficile aujourd’hui de s’imaginer le chevrier qui déambulait dans les rues parisiennes avec ses chèvres pour vendre leur lait ! On retrouve aussi d’autres écrivains et poètes qu’Hemingway côtoyait, James Joyce, Ezra Pound ou encore Scott Fitzgerald qu’ils retrouvaient parfois à la Closerie des Lilas, « un des meilleurs cafés de Paris » qui existe encore aujourd’hui.
J’ai donc mis cet endroit sur ma liste de choses à voir lors de ma prochaine escapade parisienne !
Paris est une fête, Ernest Hemingway, Folio, 2012
La Closerie des Lilas, 171 boulevard Montparnasse, Paris