vendredi 29 août 2014

Expo : De l'Impressionnisme au Street Art

Auvers - De l'impressionnisme au Street Art - Nowart

Jusqu'au 21 septembre prochain, la ville d'Auvers-sur-Oise propose l'exposition "De l’Impressionnisme au Street Art" dans laquelle l'artiste Arnaud Rabier dit Nowart revisite avec talent les œuvres de Vincent Van Gogh.

J'ai failli passer à côté de cette expo et ça aurait été bien dommage. Parce que j'aime Van Gogh et que toute initiative au sujet de son art m'intéresse et parce je serais passée à côté de l'histoire d'Arnaud Rabier et de son travail.

A la fin des années 80, Nowart, artiste plasticien et vidéaste, peint sur les murs d'une ancienne usine désaffectée à Asnières. Les bâtiments sont par la suite rasés, l'artiste perd ainsi son terrain d'expérimentation et change de lieu. Il investit désormais la ville, les rues et le Monde pour s'exprimer et diffuser son art.

Quelques années plus tard, il découvre par hasard que Van Gogh, 100 ans auparavant, avait peint "son" usine. Cette découverte est un élément déclencheur pour Nowart. Il commence à s'intéresser à Van Gogh, au personnage et à son travail. En 2003, il commence son "projet fleurs" et colle des fleurs partout où l'artiste est passé. Un acte symbolique en somme pour rendre hommage à Van Gogh.

Auvers - De l'impressionnisme au Street Art - Nowart
Auvers - De l'impressionnisme au Street Art - Nowart

Les quarante tableaux qui composent l'exposition ont été spécialement réalisés pour Auvers. Nowart revisite les autoportraits de Van Gogh et met en scène certains autres de ses tableaux. Sont présentés également des portraits du Docteur Gachet et du peintre Daubigny, personnalités étroitement liées à Auvers, ainsi que de Cézanne et de Pissaro. Deux vidéos dans lesquelles Nowart présente son travail sont diffusées en boucle. Sur les murs, les mots de Van Gogh font écho aux tableaux.

Auvers - De l'impressionnisme au Street Art - Nowart
Auvers - De l'impressionnisme au Street Art - NowartAuvers - De l'impressionnisme au Street Art - Nowart
Auvers - De l'impressionnisme au Street Art - Nowart
Auvers - De l'impressionnisme au Street Art - Nowart
Auvers - De l'impressionnisme au Street Art - Nowart

Ce qui m'a plu dans cette expo ? Les couleurs vives et chatoyantes qui rappellent l’œuvre de Van Gogh. Mais surtout, le regard à la fois triste et mélancolique du peintre qu'a si bien su saisir Nowart, en utilisant marqueur, aérosol et acrylique. On ne peut que ressentir toute l'admiration de l'artiste plasticien pour Vincent Van Gogh.

Auvers - De l'impressionnisme au Street Art - Nowart
Auvers - De l'impressionnisme au Street Art - Nowart
Auvers - De l'impressionnisme au Street Art - Nowart
Auvers - De l'impressionnisme au Street Art - Nowart

Depuis 2003, Arnaud Rabier mène le projet "Fleurs du Monde". Chaque fleur représente une rencontre, un échange humain. Il a déjà collé des milliers de fleurs dans le ghetto de Soweto, en Afrique du Sud, à Santiago du Chili et au Sénégal.  Si vous voulez en savoir plus sur son travail, je vous invite à aller directement sur son site. Et en bonus, je vous mets une petite vidéo car les mots de l'artiste sont toujours les meilleurs pour expliquer son travail !

Est ce que vous aimez le travail de Nowart ?

Infos pratiques :
De l'Impressionnisme au Street Art, Orangerie sud du château d'Auvers-sur-Oise (95)
Jusqu'au 21 septembre 2014.
Du mardi au dimanche de 14h à 18h
Tarif  : 4 euros ou entrée gratuite sur présentation du billet "Voyage au temps des Impressionnistes" présenté dans le château d'Auvers.

Toutes les œuvres sont à vendre. (la majorité a déjà été vendue) 

Et si voulez découvrir un peu d'Auvers-sur-Oise, cliquez ici.


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mardi 12 août 2014

Expo : Il était une fois l'Orient Express

Expo - Il etait une fois l'orient express

L'exposition Il était une fois l'Orient Express, présentée à l'Institut du Monde Arabe, nous emmène en voyage à bord du train mythique, trait d'union entre l'Occident et l'Orient, jusqu'au 31 août prochain.

La semaine dernière, je suis partie explorer le monde avec l'Orient Express grâce à la très belle exposition réalisée par l'Institut du Monde Arabe en partenariat avec la SNCF. On est mis dans le bain dès l'arrivée sur le parvis du Musée où sont présentés locomotive et wagons du train mythique. L'exposition se compose en deux parties : la première nous emmène dans 3 voitures du train, où tout n'est que luxe et raffinement, le seconde nous conduit dans le musée pour plonger un peu plus dans l'histoire de l'Orient Express et dans le contexte de l'époque. 

C'est Georges Nagelmackers, un ingénieur belge, qui est à l'origine du train mythique. Il découvre le concept des wagons-lits lors d'un voyage aux Etats-Unis et décide de l'implanter en Europe en y ajoutant confort et luxe. Le premier voyage de l'Orient Express a lieu en 1883 mais ne relie Istanbul qu'en 1889. 

Expo - Il etait une fois l'orient express

L'exposition nous permet de traverser 3 wagons : une voiture-salon décorée avec des panneaux de verre signés Lalique, une voiture-lit et une voiture-bar avec piano. Luxe, raffinement et confort y sont les maîtres-mots. Les mises en scènes dans le cadre de l'exposition sont tellement réalistes qu'on a l'impression de faire un bond dans le passé. Tout a été pensé dans le détail, c'est très beau. J'aurais aimé avoir un peu plus le temps de m'attarder dans ces voitures et de découvrir un peu mieux tous les objets et détails qui y ont été placés. Malheureusement, étant donné le succès de l’exposition et le flux important de visiteurs, la visite est rapide.

Expo - Il etait une fois l'orient express
Expo - Il etait une fois l'orient express
Expo - Il etait une fois l'orient expressExpo - Il etait une fois l'orient express
Expo - Il etait une fois l'orient express

Georges Nagelmackers était un communiquant. Pour promouvoir son train, il organise un premier voyage avec des invités triés sur le volets : journalistes, écrivains ou personnalités. Cette initiative est considérée aujourd'hui comme la naissance du voyage de presse.

L'exposition rend hommage à tous les célèbres voyageurs qui ont emprunté le train mythique : l'espionne Mata Hari, James Bond dans Bons Baisers de Russie ou encore Agatha Christie qui y a trouvé une source d'inspiration pour son célèbre roman Le crime de l'Orient Express...

Expo - Il etait une fois l'orient express
Expo - Il etait une fois l'orient express

La suite de l'exposition se poursuit dans l'Institut du Monde Arabe sur un bel espace de 900m2. Des images sont diffusées sur les murs et des reconstitutions nous attendent : celle d'un cabinet de toilette, luxueux toujours et celle d'une partie d'une voiture-restaurant. (Celle exposée sur le parvis du musée accueille un restaurant tenu le temps de l'exposition par le Chef Yannick Alléno).

Expo - Il etait une fois l'orient express
Expo - Il etait une fois l'orient express

La dernière partie met en valeur le trajet de l'Orient Express et toutes les villes qu'il a traversées. Venise, Constantinople (Istanbul), Le Caire, Tripoli... le voyage est total. L'Orient Express, qui permettait de rejoindre Istanbul depuis Paris en 3 nuits a changé la conception du voyage au XIXème siècle. Le voyage n'était plus réservé aux riches aventuriers mais désormais possible pour une catégorie plus large de population (néanmoins aisée) dans un contexte d'orientalisme croissant.

Expo - Il etait une fois l'orient expressExpo - Il etait une fois l'orient express

Les villes traversées ne disposaient pas toujours d'hébergements proposant le confort et le luxe recherchés par la clientèle de l'Orient Express. Nagelmackers créé alors la Compagnie internationale des Grands Hôtels pour répondre à la demande des passagers du train. Le voyagiste Thomas Cook développe ses offres de voyages, c'est le début du tourisme de masse et des flux croissants de visiteurs surnommés "cookies" par Pierre Loti. C'est à cette époque qu'apparaissent également les premiers guides de voyage, notamment les guides Joanne, ancêtres du Guide Bleu.

Vous l'aurez compris, je vous conseille vivement d'aller découvrir cette exposition jusqu'au 31 août prochain à l'Institut du Monde Arabe !

Infos pratiques :

Institut du Monde Arabe - Paris 5

Horaires :
Jusqu'au 31 août 2014, du mardi au jeudi de 9h30 à 19 h. 
Nocturnes les vendredis et samedis jusqu'à 22 h
le dimanche et jours fériés de 9h à 20h.
Deux super nocturnes sont proposées les vendredi 22 août 2014 et samedi 23 août 2014 jusqu'à 5h du matin.

Tarifs :
Tarif plein : 10,50 €
Tarif réduit : 8,50 €



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mardi 18 mars 2014

Expo : Carl Larsson au Petit Palais


Le Petit Palais propose une rétrospective du peintre suédois Carl Larsson jusqu'au 7 juin prochain.

Je connais Carl Larsson grâce à Philippe Delerm. Le peintre est, en effet, un des personnages de son roman Sundborn ou les jours de lumière qui met en scène la colonie de peintres anglo-saxons et scandinaves installés à Grez-sur-Loing dans les années 1880. Depuis la lecture de ce roman, j'avais feuilleté par curiosité les albums d'aquarelles de Larsson mais sans m'y intéresser d'avantage. Cette exposition était donc l'occasion idéale de découvrir un peu plus ce peintre. 


Cette rétrospective, intitulée "Carl Larsson, l'imagier de la Suède" est la toute première réalisée en France. Le peintre avait fait plusieurs séjours en France, en Barbizon d'abord puis à Grez-sur-Loing, avec la colonies d'artistes anglo-saxons et scandinaves qui y étaient installés dans les années 1880. C'est là qu'il rencontra sa femme, Karin,  peintre elle aussi et fille d'un riche homme d'affaires suédois. Il proposa à l'époque plusieurs toiles au Salon qui furent toutes refusées. Carl Larsson ne connut jamais le succès en France.


J'ai beaucoup aimé les aquarelles de ses débuts, très poétiques. Avec le temps, elles deviennent plus linéaires, avec des couleurs plus franches et des rehauts à l'encre. Carl Larsson connaît le succès en Suède avec la parution de son album d'aquarelles qui présente des vues de sa maison de Sundborn, dans la campagne suédoise et des scènes de vie quotidiennes de sa famille.


Ces aquarelles renvoient l'image du bonheur : une vie à la campagne, bercée par la nature et la lumière. La maison de Sundborn a été offerte au couple par le père de Karin. Maison de vacances au départ, la famille finit par s'y installer. Karin abandonne peu à peu sa carrière de peintre pour se consacrer à sa famille. Elle met beaucoup de soin à décorer la maison : décors muraux, meubles anciens repeints de différentes couleurs. Les images renvoyées par les aquarelles de Larsson ont souvent inspiré en matière de décoration la société suédoise.


Les aquarelles de Larsson renvoient l'image d'une maison d'une bonheur, d'une grande famille (le couple a eu 8 enfants !) unie et joyeuse. Des parties de pêche, des pique-nique au soleil, des déjeuners sous le bouleau du jardin et de jolis enfants aux joues roses.

J'ai beaucoup aimé cette exposition qui permet de découvrir l'univers des Larsson. Chose assez rare pour être appréciée, les cartels sont détaillés et apportent des explications sur certaines œuvres et leurs contextes. Bref, si vous avez envie de découvrir le peintre, allez-y !


Infos pratiques :
Carl Larsson, l'imagier de la Suède au Petit Palais jusqu'au 7 juin 2014.

Un peu de lecture ? Je vous conseille le très beau roman de Philippe Delerm, Sundborn ou les jours de lumière, dans lequel on retrouve Carl Larsson, Karin et les autres artistes scandinaves de l'époque.


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