mardi 20 janvier 2015

Exposition Niki de Saint-Phalle au Grand Palais

Niki de Saint Phalle - nana

Jusqu'au 2 février prochain, le Grand Palais propose une exposition consacrée à Niki de Saint Phalle. De l'artiste, je ne connaissais que ses célèbres "nanas" qui ne sont pourtant qu'une facette de son œuvre. Car pendant 50 ans , Niki de Saint Phalle a créé sans relâche une œuvre évolutive, engagée, complexe et sans cesse renouvelée.

Niki de Saint-Phalle, une artiste autodidacte


Née en 1930 d'un père français et d'une mère américaine, Catherine Marie Agnès Fal de Saint Phalle, est élevée dans une famille bourgeoise et catholique aux Etats Unis. La vie de famille est très difficile, Niki révèlera plus tard avoir été violée par son père à l'âge de 11 ans. Elle se marie très jeune avec le poète américain Harry Matthews avec lequel elle a deux enfants. Le couple s'installe à Paris. La vie de Niki parait toute tracée mais en 1953, elle fait l'objet de graves crises d'angoisse et est internée 2 mois en hôpital psychiatrique. C'est là qu'elle commence à faire des dessins et des collages. Niki trouve sa voie : elle sera artiste.

Niki de Saint Phalle
Niki de Saint Phalle

Niki se lance dans l'art plastique tout en gagnant sa vie comme mannequin. Elle ne prend aucun cours, ne suit aucune école mais s'inspire des artistes contemporains qu'elle côtoie à Paris et de l'art américain. Niki est autodidacte. Ses œuvres font écho  à sa situation personnelle, à ses moments difficiles ou à la situation de la femme dans le Monde. Une artiste autodidacte et engagée.

"J'ai décidé d'être très tôt une héroïne. Qui serai-je ? Georges Sand ? Jeanne d'Arc ? Un Napoléon en jupons ? Qu'importe ce que je serais ! L'important était que ce fût difficile, grand, excitant. "

L'exposition présente la série Les tirs, que Niki réalise au début des années 60. L'artiste raconte que l'origine de cette série est une déception sentimentale. Pour son Saint Sébastien, elle dit que " C'est une pièce vaudou. Un exorcisme. J'avais quelqu'un dans la peau qui, je le savais, n'était pas bon pour moi. Ma manière de sortir de cette relation : je lui ai volé une chemise. Je l'ai collée sur un panneau. J'ai mis une cible pour la tête et je l'ai tué d'une manière rituelle en lui lançant des fléchettes. Ça m'a guérie très rapidement." Pour toute cette série, Niki colle des objets sur une toile, elle place en dessous des sacs remplis de couleurs et recouvre le tout de plâtre blanc. Les balles qu'elle tire sur la toile libèrent la peinture. Dès que le résultat lui convient, elle arrête les tirs. Ces performances artistiques sont prises en photos et filmées (un film est diffusé dans l'exposition).

Niki de Saint Phalle - les tirs
Niki de Saint Phalle - les tirsNiki de Saint Phalle - les tirs

 

"Je m'appelle Niki de Saint Phalle et je fais des sculptures monumentales"



En 1963, Niki de Saint Phalle s'installe avec Jean Tinguely à Paris et commence à réaliser des sculptures de grandes envergures. Des représentations de femmes, qui ont une place importante dans son œuvre et qui en sont même l'élément central.  L'exposition montre ces représentations de prostituées, de mariées, d'accouchements composées d'une multitude d'objets en plastique, de jouets, de grillage, de peinture... Des œuvres complexes dont la signification est difficilement perceptible et qui m'ont laissée un peu perplexe je l'avoue...

Niki de Saint Phalle

Les nanas de Niki  de Saint Phalle


" Après les Tirs, la colère était partie mais il restait la souffrance ; puis la souffrance est partie et je me suis retrouvée dans l'atelier à faire des créatures joyeuses à la gloire de la femme."

Niki de Saint Phalle crée ses premières nanas, faites de tissu et de papier collé,  dès 1964. Elles sont danseuses, patineuses et ont des formes rondes et voluptueuses. Les nanas représentent les femmes, leurs revendications, leur situation dans un monde en mutation. A travers son œuvre, l'artiste dénonce la société patriarcale et le racisme. Les nanas s'exportent, se diffusent sur des supports multiples à l'image des nanas-ballons présentées dans l'exposition.

Niki de Saint Phalle  - nanas
Niki de Saint Phalle  - nanaNiki de Saint Phalle  - nanasNiki de Saint Phalle  - nanaNiki de Saint Phalle  - nanaNiki de Saint Phalle  - nanas ballons

Après les nanas sculptures, Niki de Saint Phalle se lance dans la création de nanas architecturales. Les nanas deviennent monuments. En 1966, à Stockolm, la nana, baptisée Hon, devient une véritable attraction. Les visiteurs y entrent, montent sur la terrasse, vont au cinéma ou prennent un verre au Milk Bar.

Hon n'est qu'un début, Niki poursuit ses créations aux dimensions toujours plus grandes. A partir de 1978, elle réalise en Toscane Le Jardin des Tarots, un ensemble de sculptures monumentales qui n'est pas sans rappeler le travail de Gaudi.  L'artiste s'installe et vit dans l'une d'elles, l'Impératrice, pendant quelques temps. L'exposition projette en boucle la vidéo ci-dessous, c'est assez fascinant  !


L'exposition du Grand Palais est très grande et très complète, à l'image de l’œuvre de Niki de Saint Phalle. Après les nanas, on découvre une autre série créée par l'artiste :  celle des mères dévorantes qui livre une vision sombre et pessimiste des relations familiales. Les personnages représentés sont grossiers et caricaturaux.

Niki de Saint Phalle  - les mères dévorantes
Niki de Saint Phalle  - les mères dévorantes

Le rêve de Diane, présenté pour la première fois au public, est  lui plus optimiste et très coloré.

Niki de Saint Phalle - le rêve de Diane

L'exposition proposée par le Grand Palais présente toute la richesse et les multiples facettes de l'immense œuvre de Niki de Saint Phalle. Une oeuvre complexe d'une artiste féministe, engagée et résolument avant-gardiste.

Exposition Niki de Saint Phalle au Grand Palais
Jusqu'au 2 février 2015
Tarif plein : 13 € (réduit 9 €)



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mardi 28 octobre 2014

L'exposition Hokusai au Grand Palais

Katsushika Hokusai (1760 -1849) « Dans le creux d’une vague au large de Kanagawa » Série : Trente-six vues du mont Fuji Fugaku Sanjūrokkei Kanagawa oki namiura Début de l’ère Tempō (vers 1830-1834) Estampe nishiki-e, format ōban 25,6 × 37,2 cm Signature : Hokusai aratame Iitsu hitsu Éditeur : Nishimura-ya Yohachi Bruxelles, Musées royaux d’Art et d’Histoire © Musées royaux d’Art et d’Histoire, Bruxelles
Katsushika Hokusai (1760 -1849) « Dans le creux d’une vague au large de Kanagawa » Série : Trente-six vues du mont Fuji Fugaku Sanjūrokkei Kanagawa oki namiura Début de l’ère Tempō (vers 1830-1834) Estampe nishiki-e, format ōban 25,6 × 37,2 cm Signature : Hokusai aratame Iitsu hitsu Éditeur : Nishimura-ya Yohachi Bruxelles, Musées royaux d’Art et d’Histoire © Musées royaux d’Art et d’Histoire, Bruxelles

Le Grand Palais propose jusqu'au 18 janvier prochain une grande exposition consacrée à l'artiste japonais Hokusai. Sur les 500 œuvres présentées, certaines ont été très peu montrées et d'autres ne sortiront à priori plus du Japon. Cette rétrospective est donc l'occasion d'aller découvrir ou redécouvrir l’œuvre d'Hokusai dans toute sa richesse et sa longévité. 

Pour être honnête,  je ne connaissais pas grand chose d' Hokusai avant de visiter l'exposition. Je savais juste le situer dans le temps et avais en tête son œuvre la plus célèbre, la Grande Vague ainsi que certaines de ses vues du Mont Fuji. J'étais donc impatiente d'en apprendre un peu plus sur ce mystérieux artiste.

Hokusai, un artiste hors du commun


Hokusai est né à Edo (l'actuelle Tokyo) en 1760. Il a produit au cours de sa vie plus de 30 000 dessins et est décédé en 1849 à l'âge de 89 ans. Connu mondialement sous le nom d' Hokusai, il a en fait porté une multitude de noms au cours de son existence, qu'on estime parfois à une centaine ! On retient dans sa vie artistique 6 grandes périodes de création qui correspondent chacune à un nom différent. L'exposition présente son œuvre de façon chronologique en évoquant ces 6  phases  durant lesquelles l'artiste adopte des styles bien distincts. Estampes, dessins, carnets, peintures... c'est toute la vie artistique riche et variée d'Hokusai qui est présentée ici.

La première salle est dédiée à la découverte de l'art japonais en France à la fin des années 1850 et son influence sur les artistes de l'époque. On pense à Monet et à sa grande collection d'estampes japonaises présentée dans sa maison de Giverny ou à Van Gogh, dont la peinture a été très influencée par l'art japonais. Ce ne sont que deux exemples mais il y en bien d'autres..

Les six vies d'Hokusai


Les salles suivantes sont attachées aux diverses périodes et noms de la vie artistique de l'artiste : période Shunro, celle du style Sori, période Katsushika Hokusai, période Taito, période Litsu et période Gakyo Rojin Manji. Vous me suivez toujours ? ;)

Hokusai a commencé à réaliser des estampes très jeune, vers l'âge de 15 ans. Il entre dans l'atelier du maître Katsukawa Shunsho, réputé pour ses portraits d'acteurs et de "bijin" (belles femmes), produits en série. Le maître donne à Hokusai le nom de Shunro. L'artiste réalise alors des estampes expressives et bon marché (cartes de vœux, illustrations de romans populaires...).

Katsushika Hokusai (1760 -1849) Tableau des moeurs féminines du temps Fujo fūzoku zu Ère Kansei, ans IV-VI (vers 1792-1794) 2 kakémono, shihon, diptyque 107 × 52,7 cm chacun Tsuwano, Katsushika Hokusai Museum of Art © Katsushika Hokusai Museum of ArtKatsushika Hokusai (1760 -1849) Tableau des moeurs féminines du temps Fujo fūzoku zu Ère Kansei, ans IV-VI (vers 1792-1794) 2 kakémono, shihon, diptyque 107 × 52,7 cm chacun Tsuwano, Katsushika Hokusai Museum of Art © Katsushika Hokusai Museum of Art
Katsushika Hokusai (1760 -1849) - Tableau des moeurs féminines du temps Fujo fūzoku zu - Ère Kansei, ans IV-VI (vers 1792-1794) 2 kakémono, shihon, diptyque 107 × 52,7 cm chacun - Tsuwano, Katsushika Hokusai Museum of Art - © Katsushika Hokusai Museum of Art

Lors de la période suivante, Sori, Hokusai change de style et de façon de travailler. Il ne produit plus d'estampes en série mais s'attache plutôt à réaliser des œuvres uniques, luxueuses et raffinées à destination privée. Il traverse alors une période difficile, sa femme meurt le laissant seul avec ses trois enfants. Il réalise peu d’œuvres et compose également des poèmes et des récits. C'est avec ce nouveau style qu'il se fait connaitre.

Katsushika Hokusai (1760 -1849) « Longue vue » Série : Sept manies des jeunes femmes sans élégance Fūryū nakute nanakuse Tōmegane Ère Kyōwa (1801-1804) Estampe nishiki-e, format ōban 36,5 × 25,4 cm Signature : Kakō ga Éditeur : Tsuta-ya Jūzaburō collection particulière © Galerie Sebastian Izzard LLC
Katsushika Hokusai (1760 -1849) - « Longue vue » Série : Sept manies des jeunes femmes sans élégance Fūryū nakute nanakuse Tōmegane - Ère Kyōwa (1801-1804) Estampe nishiki-e, format ōban 36,5 × 25,4 cm Signature : Kakō ga Éditeur : Tsuta-ya Jūzaburō - collection particulière - © Galerie Sebastian Izzard LLC

L'artiste prend le nom d'Hokusai en 1805 en hommage à l'étoile polaire qu'il vénère.  Cette période marque un nouveau tournant. Il renoue avec les livres populaires et réalise des illustrations pour des fictions longues. Une salle entière de l'exposition est consacrée à Hokusai manga. Un manga n'avait pas la signification d'aujourd'hui et était, à l'époque, une compilation de "dessins divers". Les mangas sont des livrets de dessins qu' Hokusai réalise pour les artistes et les artisans. Quinze carnets compilant plus de 3 900 dessins sont édités. Ces livres sont une mine d'or pour avoir une idée de la vie quotidienne de l'époque. Hokusai y transmet son expérience, ses découvertes et y dessine des plantes, des animaux, des personnages ou paysages réels ou fictifs.

Katsushika Hokusai (1760 -1849) Hokusai Manga. Carnet de croquis divers de Hokusai Hokusai manga Ère Bunka, an XI (janvier 1814) Livre edehon, format hanshibon Signature : Katsushika Hokusai hitsu Sceau : Raishin Éditeur : Eiraku-ya Tōshirō Japon, collection particulière
Katsushika Hokusai (1760 -1849) - Hokusai Manga. Carnet de croquis divers de Hokusai Hokusai manga - Ère Bunka, an XI (janvier 1814) Livre edehon, format hanshibon Signature : Katsushika Hokusai hitsu Sceau : Raishin Éditeur : Eiraku-ya Tōshirō - Japon, collection particulière

Lorsque s'ouvre la période Taito, Hokusai a 50 ans. Il se consacre alors à la réalisation de manuels de peinture et sa production d'estampes diminue.

Pendant la période Litsu, il réalise ses œuvres les plus célèbres qui le font connaître des Occidentaux. Un éditeur lui commande les fameuses 36 vues du Mont Fuji. Le succès est tel que l'éditeur en demande à l'artiste 10 de plus. Ce que j'aime dans ces estampes, c'est leurs couleurs et ce bleu si beau, obtenu grâce au bleu de Prusse venu d'Europe à partir de 1830. La célèbre "Grande Vague " est réalisée à cette période.

Katsushika Hokusai (1760 -1849) « Chōshi dans la province de Sōshū » Série : Mille images de la mer Chie no umi Sōshū chōshi Vers le début de l’ère Tempō (vers 1830-1834) Estampe nishiki-e, format chūban 18,2 × 25,6 cm Signature : Saki no Hokusai Iitsu hitsu Éditeur : Mori-ya Jihei Paris, Musée national des arts asiatiques-Guimet © Rmn-Grand Palais (musée Guimet, Paris) / Thierry Olivier
Katsushika Hokusai (1760 -1849) - « Chōshi dans la province de Sōshū » Série : Mille images de la mer Chie no umi Sōshū chōshi - Vers le début de l’ère Tempō (vers 1830-1834) Estampe nishiki-e, format chūban 18,2 × 25,6 cm Signature : Saki no Hokusai Iitsu hitsu Éditeur : Mori-ya Jihei - Paris, Musée national des arts asiatiques-Guimet - © Rmn-Grand Palais (musée Guimet, Paris) / Thierry Olivier

A partir de 1834, Hokusai utilise le nom de "Gakyo Rojin Manji" qui signifie littéralement "Manji, le vieil homme fou de peinture". Il se consacre alors de plus en plus à la peinture animale et végétale et réalise de nombreux kakémonos, présentés dans l'exposition.

Katsushika Hokusai (1760 -1849) Dragon dans les nuées Ryū Zu Ère Kaei, an II (1849) Kakémono, shihon 102,5 × 42,5 cm Signature : Kyūjū Rōjin Manji hitsu Sceau : hyaku Paris, Musée national des arts asiatiques-Guimet © Musée Guimet, Paris, dist. Rmn-Grand Palais / Thierry Ollivier
Katsushika Hokusai (1760 -1849) - Dragon dans les nuées Ryū Zu - Ère Kaei, an II (1849) Kakémono, shihon 102,5 × 42,5 cm Signature : Kyūjū Rōjin Manji hitsu Sceau : hyaku - Paris, Musée national des arts asiatiques-Guimet - © Musée Guimet, Paris, dist. Rmn-Grand Palais / Thierry Ollivier

L'exposition se termine avec une très belle citation de l'artiste  : 

"Vers l'âge de 50 ans, j'avais publié une infinité de dessins, mais tout ce que j'ai produit avant l'âge de 70 ans ne vaut pas la peine d'être compté. C'est à l'âge de 73 ans que j'ai compris à peu près la structure de la nature vraie, des animaux, des herbes, des arbres, des oiseaux, des poissons et des insectes. Par conséquent, à l'âge de 80 ans, j'aurai encore fait plus de progrès. A 90 ans, je pénétrerai le mystère des choses. A 100 ans, je serai décidément parvenu à un degré de merveille, et quand j'aurai 110 ans, chez moi, soit un point, soit une ligne, tout sera vivant."
 
Bonus : une vidéo présente en images les différentes étapes de la réalisation d'une estampe. passionnant !

Le bilan ?
L'exposition Hokusai proposée par le Grand Palais est très riche et met parfaitement en valeur l'ensemble de l’œuvre de cet artiste japonais hors du commun. Il y a énormément d’œuvres présentées, tellement qu'une seule visite ne semble pas suffisante pour découvrir complètement l'exposition. Les estampes et dessins sont d'une telle finesse qu'il y a beaucoup de détails à observer. J'avoue que j'ai eu du mal à rester concentrée jusqu'au bout, le succès de l'exposition et le monde dans les salles y sont pour beaucoup.

A savoir : Étant donné la fragilité des œuvres présentées, l'exposition se divise en deux parties. Il y a donc une période de relâche entre le 21 et le 30 novembre pour procéder au remplacement de certains dessins et estampes.

Infos pratiques :
Du 1er octobre au 20 novembre 2014.
Puis du 1er décembre 2014 au 18 janvier 2015.
Tous les jours sauf le mardi. Fermé le 25 décembre.
Plein tarif : 13 € (tarif réduit : 9 €)

Un conseil ? Pensez à réserver vos billets à l'avance. J'y suis allée en semaine à l'heure du déjeuner et j'ai attendu 1 heure avant de rentrer dans le musée.


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lundi 14 janvier 2013

L'exposition Hopper au Grand Palais prolongée jusqu'au 3 février !


Bonne nouvelle pour ceux qui l'auraient ratée, l'exposition Hopper est prolongée jusqu'au 3 février au Grand Palais. Elle sera même visible jour et nuit du 1er au 3 février!

Nos billets étaient pris depuis des mois et, après toutes les bonnes critiques lues et entendues, on était ravi de pouvoir enfin la découvrir. Il y avait beaucoup de monde dans les salles mais on a quand même réussi à bien voir les oeuvres.

L'exposition présente l’œuvre d' Hopper de manière chronologique. Je ne connaissais pas vraiment ce peintre avant d'aller voir l'exposition qui a donc été une belle découverte. On y trouve les tableaux très connus de l'artiste américain  mais aussi ses premières œuvres, des aquarelles et  des gravures.

Hopper a séjourné pendant plusieurs mois à Paris et l'exposition présente des toiles peintes pendant cette période. Ici, des œuvres réalisées au 48, rue de Lille, où il logeait lors de son premier séjour parisien en 1906.


Pendant de nombreuses années, Edward Hopper a, faute de pouvoir vivre de sa peinture,  gagné sa vie en réalisant des affiches publicitaires et des couvertures de magazines. Un grand écran diffuse en continu plusieurs de ses réalisations.



J'ai beaucoup aimé les aquarelles aux couleurs denses.




Une vingtaine de gravures sont également exposées. Architecture, scènes de rue, personnages dans des trains, là encore, une belle découverte.



La fin de l'exposition est consacrée aux œuvres plus connues d'Edward Hopper. Des bâtiments seuls ou des scènes avec un ou plusieurs personnages qui semblent sceptiques, figés, perdus dans leurs pensées et qui jamais ne prêtent attention aux autres. On ressent parfois comme un malaise devant ces œuvres de grandes dimensions qui reflètent une certaine tristesse.




Cette exposition est donc une très belle rétrospective qui m'a permis de découvrir cet artiste que j'ai désormais envie de connaître un peu plus.

Plus d'infos sur le site du Grand Palais.


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